Comment nomme-t-on un véhicule spatial ?
Simple !
Il suffit de penser à ce qu'il doit faire et d'utiliser votre imagination !
Par exemple, les deux premiers véhicules spatiaux à "voler" plus loin que Mars furent envoyés simplement pour voir si on pouvait envisager d'aller jusqu'à Jupiter ou Saturne.
Les ingénieurs et les scientifiques de la NASA se sont souvenus du risque des voyages des premiers Américains qui peuplaient le territoire de Far-West. Ils ont appelés ces sondes spatiales PIONEER

Après Pioneer, deux autres sondes furent lancées et connurent le plus grand succès de l'exploration de notre système solaire. La première visita trois de nos planètes gazeuses et la seconde visita les quatre: Jupiter, Saturne, Neptune, Uranus.
Ces vaisseaux visitèrent plusieurs "ports" et plus loin encore.
La Nasa les appela VOYAGER

Dans les années 1980, un véhicule s'envolait pour Jupiter, mais, à la différence de ses prédecesseurs, il ne se contenta de survoler une seule fois la plus grande de nos planètes, mais se mit en orbite et visita ses quatre grandes lunes, Io, Europa, Ganymède et Callisto plusieurs fois.
Voyager 2 a été lancée le 20 août 1977, suivi par le lancement de Voyager 1 seize jours plus tard. Aujourd'hui ces sondes ont quitté le système solaire. Voyager 1 a dépassé la sonde Pioneer 10 et est maintenant l´objet terrestre le plus éloigné de nous.
Parties de la Terre en 1977, les sondes Voyager arrivèrent à Jupiter en 1979 et à Saturne en 1980. Seule Voyager 2 continua vers Uranus atteinte en 1986 et Neptune en 1989. La mission des sondes Voyager fut l´une des missions qui apporta les informations les plus extraordinaires sur les planètes géantes et leur cortège de satellites. De nouveaux mondes non encore imaginés s´ouvraient alors à l´exploration humaine.
Jupiter
En arrivant dans le système jovien, les sondes Voyager firent une moisson de données. Elles découvrirent :
-un anneau autour de Jupiter ; -les mouvements de la haute atmosphère de Jupiter ; -des aurores boréales au dessus de Jupiter ; -des orages provoquant de gigantesques éclairs ; -les volcans très actifs du satellite Io ; -la nature de glace du satellite Europe.
Saturne
Les découvertes les plus importantes des sondes Voyager dans le système de Saturne concernent les anneaux, plus nombreux que prévus (près de mille nouveaux anneaux découverts) dont certains très ténus, "gardés" par des petits satellites qui confinent leur matière par leur influence gravitationnelle.
Uranus
La planète Uranus est restée mystérieuse : la sonde Voyager 2 nous a montré une planète de couleur uniforme contrairement aux autres planètes géantes.
Neptune
La planète Neptune, si lointaine que l´on en connaissait peu de choses, dévoila la structure de ses nuages et de sa tache sombre.

Le premier humain a avoir observé ces quatre lunes était l'astronome italien Galileo Galilei.
Le véhicule spatial fut appelé GALILEO

A
u début des années 1600, Galileo observa Saturne et découvrit deux espèces d'oreilles situées de chaque côté de la planète. Quelques années plus tard, ces oreilles avaient disparu, laissant Galileo dans une grande perplexité.

Ces étranges formes disparaissaient complètement tous les quatorze ans et personne n'avait d'explication à fournir.
Jusqu'au jour où l'astronome néerlandais Huygens construisit un meilleur télescope et découvrit que Saturne possédait un anneau qui oscillait lentement.
Huygens dessina le diagramme ci-dessous pour expliquer comment Saturne pouvait changer de forme.

Jean-Daniel Cassini, un astronome italien vivant en France, observa Saturne de manière très attentive et découvrit que la planète ne possède pas un mais deux anneaux, séparés par une un vide appelé la divison Cassini

Huygens découvrit encore la plus grande lune de Saturne: Titan.
Le véhicule spatial laissera "tomber" une sonde dans son atmosphère et qui nous enverra les premières photographies. Le nom de cette sonde: HUYGENS Cassini découvrit encore d'autres lunes de Saturne: Iapetus, Rhea, Tethys et Dione.
Il est dès lors normal que cette fantastique mission porte son nom: CASSINI.

Christiaan Huyghens (1629-1695) fut un physicien, mathématicien et astronome danois; il découvrit le réalité des anneaux de Saturne en 1655 après que Galilée les entr'aperçut en 1610

Les Cassini sont une famille d'astronomes et de topographes français d'origine italienne; Jean-Dominique (1625-1712) organisa l'observatoire de Paris

Pour explorer les confins du Système solaire, c'est à des robots que la tache a été confiée. Équipés de caméras et d'instruments scientifiques de toutes sortes, les sondes spatiales ont recueilli pour nous des informations précieuses sur les planètes, lunes, astéroïdes et comètes qui peuplent notre Système solaire.
Seules Pluton et sa lune Charon n'ont pas encore reçu la visite de l'une des deux cents sondes envoyées depuis les années 1960. Jusqu'à présent, l'exploration des planètes s'est faite selon trois étapes successives.
Dans un premier temps, les sondes effectuent un vol de reconnaissance et survolent rapidement l'astre ce qui n'a pas empêché, notamment dans le cas de la grandiose mission Voyager, d'obtenir un coup d'oeil aussi bref que spectaculaire de certaines planètes.
Ensuite, d'autres engins se placent en orbite autour de la planète et l'auscultent durant des années. Les sondes Galileo et Cassini appartiennent à cette catégorie.
Finalement, des robots se posent sur le sol, comme l'on fait les sondes Viking et Pathfinder sur Mars, pour fournir un portrait plus « local ».
Pour atteindre sa cible même lointaine, une sonde spatiale n'emporte pas de carburant.
Au départ de la Terre, la fusée-porteuse lui confère toute l'énergie dont elle a besoin.
Par la suite, elle file d'elle-même dans l'espace sans jamais bénéficier à nouveau de la propulsion d'un moteur-fusée.
Comme la Terre, elle orbite autour du Soleil, mais selon une trajectoire elliptique qui l'emmène à croiser la planète visée.
Dans l'espace, les trajets des sondes doivent épouser des lignes courbes.
Voilà pourquoi la distance à parcourir est toujours supérieure à celle séparant en ligne droite la Terre et la planète ciblée.
En cours de route, de petits moteurs d'appoint permettent de corriger légèrement la trajectoire mais, pour l'essentiel, ce sont les règles de la mécanique céleste qui mène la sonde à bon port.
Pour les longs périples, il arrive qu'une sonde se serve d'une planète pour acquérir davantage d'énergie et atteindre sa destination finale. C'est la technique dite de l'assistance gravitationnelle.
Les sondes Voyager 1 et 2 ont notamment profité de cette astuce pour parvenir à visiter les quatre géantes gazeuses.
Au départ, les sondes n'avaient que l'énergie nécessaire pour atteindre Jupiter.
En frôlant la planète géante, elles ont été accélérées par son intense champ gravitationnel et elles ont ainsi gagnées suffisamment d'énergie pour poursuivre leur périple jusqu'à Saturne.
La manoeuvre a été répétée près de Saturne pour « catapulter » la sonde jusqu'à Uranus et même Neptune.
Un autre bel exemple de ce type de navigation céleste est celui de la sonde Cassini.
Lancé en 1997 à destination de Saturne, l'engin a d'abord été dirigé vers Vénus afin d'utiliser la gravitation de celle-ci pour revenir vers la Terre.
Elle a pu ainsi recueillir par deux fois l'énergie nécessaire pour atteindre Jupiter avant d'être finalement accélérée jusqu'à Saturne.
Le recours à ces « coups de pouce planétaires » permet d'expédier une sonde plus lourde donc plus sophistiquée et d'atteindre l'objectif plus rapidement que si l'on dépendait uniquement de l'énergie fournie par la fusée-porteuse.
Pour alimenter tous leurs instruments, les sondes doivent toutefois produire leur propre électricité. Celles qui gravitent dans la proche banlieue terrestre peuvent utiliser des panneaux solaires. Des cellules photoélectriques convertissent les photons solaires en électricité.
Par contre, au-delà de l'orbite martienne, les rayons du Soleil ne sont plus suffisamment intenses pour alimenter une sonde de cette façon — à moins de l'équiper de panneaux solaires immenses et encombrants.
Pour explorer Jupiter et les autres planètes lointaines du Système solaire, les sondes sont généralement dotées de générateurs thermonucléaires (RTG en anglais), lesquels emploient un combustible radioactif pour générer de l'électricité.
Ces générateurs sont utilisés depuis des décennies. Les modules lunaires d'Apollo en étaient dotés, de même que les sondes Pioneer, Voyager et Viking.
Comme ils contiennent du plutonium, une substance hautement toxique, certains groupes écologiques ont souligné les risques de contamination en cas d'explosion au moment du décollage.
Cependant, vouloir interdire ce type d'équipements, c'est pour l'instant se priver des données scientifiques et des images spectaculaires des mondes de Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune que nous ont révélées les sondes Voyager, Galileo et bientôt Cassini et Genesis ...


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